Résultats de recherche-action agroécologique des organisations paysannes :  Burkina Faso, Cameroun, Mali
agriculture

Résultats de recherche-action agroécologique des organisations paysannes : Burkina Faso, Cameroun, Mali

COASP
15 May 2026
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Dans les champs de l'agroécologie, une question fondamentale traverse les débats depuis des décennies : qui détient la légitimité de produire des connaissances sur les pratiques agricoles ?

Un document de capitalisation transversale, élaboré dans le cadre du programme européen FO-RI/DeSIRA, apporte des éléments de réponse concrets et nuancés, en s'appuyant sur trois projets menés par des organisations paysannes au Burkina Faso, au Mali et au Cameroun.

Ce document n'est pas une étude de terrain parmi d'autres. C'est une tentative de tirer des enseignements croisés de trois expériences distinctes, conduit à des milliers de kilomètres les unes des autres, mais unies par une même conviction : les agricultrices et agriculteurs ne sont pas de simples bénéficiaires de la recherche. Ils en sont les acteurs centraux.

Ce document s'adresse d'abord aux organisations paysannes, aux bailleurs et aux agences de développement impliqués dans FO-RI/DeSIRA. Mais son intérêt dépasse largement ce cadre. À l'heure où les débats sur la transition agroécologique s'intensifient à l'échelle mondiale, il offre une démonstration empirique de ce que signifie mettre les savoirs paysans au cœur de la recherche agricole.

Les filières concernées (oignon, semences maraîchères, aviculture locale) sont des maillons essentiels de la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. Les leçons tirées de ces trois expériences ont donc une portée stratégique, notamment pour les politiques publiques de recherche agricole qui cherchent à dépasser le modèle diffusionniste hérité de la Révolution verte.

En bref, cette capitalisation transversale constitue un outil de référence pour quiconque s'intéresse à la recherche participative, à l'autonomisation des organisations paysannes ou à la gouvernance des savoirs agricoles.
Elle rappelle qu'en agroécologie, la méthode est aussi importante que les résultats et que faire confiance aux paysans, c'est d'abord leur donner les moyens de définir les questions auxquelles la recherche doit répondre.