CIFAP 2026 : Renforcer les pratiques agroécologiques et les droits des femmes rurales
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CIFAP 2026 : Renforcer les pratiques agroécologiques et les droits des femmes rurales

COASP
16 Sep 2026
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C'est l'un des objectifs poursuivis par la 5ᵉ édition du Camp international de formation sur l'agroécologie paysanne (CIFAP) se tenant à Niaguis, Casamance, au Sénegal du 14 au 20 septembre 2026.

Organisé par le mouvement panafricain « Nous sommes la solution » (NSS), cet événement d'une semaine rassemble des leaders paysans, techniciens et animateurs venus de dix pays d'Afrique de l'Ouest : Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée, Mali, Togo, Bénin, Ghana, Burkina Faso et Côte d'Ivoire.

À l'ouverture des travaux, Mariama Sonko, présidente de NSS a présenté le fil conducteur de cette édition : renforcer l'agroécologie et les droits des femmes rurales considérées comme les principales détentrices et transmettrices du savoir agroécologique.

En effet, depuis son lancement en 2022, le CIFAP suit une trajectoire pédagogique cohérente : régénération des terres et production de biofertilisants, semences horticoles puis bio-stimulants et bio-activateurs l'an dernier.

Cette année, le thème porte sur les techniques d'élevage avicole en agroécologie paysanne. Pour les organisateurs, ce choix répond à une logique simple : agriculture et élevage forment deux composantes indissociables d'un même système de production, et une transition agroécologique complète doit couvrir l'ensemble de la chaîne y compris les dérivés de l'élevage utilisés dans les biofertilisants et bio-protecteurs.

Mariama Sonko, présidente du mouvement NSS a insisté sur le fait que l'agroécologie ne peut se réduire à une simple technique agricole : elle doit être pensée comme une pratique globale, intégrant à la fois les dimensions environnementale, économique et sociale.

L'enjeu affiché est de réduire la dépendance des producteurs africains aux intrants et solutions importés tout en consolidant les savoir-faire paysans par la formation, les démonstrations pratiques et l'échange d'expériences entre participants. Elle a également rappelé que le mouvement panafricain est né en réaction à un programme occidental de « Révolution verte en Afrique », porté notamment par la fondation Bill et Melinda Gates.

Cette origine éclaire l'objectif central de NSS : la souveraineté alimentaire et semencière des communautés africaines, fondée sur la capacité à produire, transformer et valoriser leurs propres ressources plutôt que de dépendre de solutions extérieures.

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