Pour des millions de gens, le café est un geste du matin. Pour d'autres, il est un métier, une source de revenus et parfois la seule. Parmi les produits agricoles les plus échangés de la planète, il crée des emplois à chaque étape de sa chaîne de valeur et apporte des recettes précieuses à de nombreux pays producteurs.
Son influence dépasse largement la tasse : la production et le commerce du café contribuent à réduire la pauvreté, à renforcer la sécurité alimentaire, à donner davantage d'autonomie aux femmes et à soutenir la croissance, aussi bien dans les pays qui l'exportent que dans ceux qui l'importent.
En effet, l'objectif de cette journée est de reconnaître le rôle du café dans les économies et les cultures du monde entier, mais aussi d'appeler à un secteur plus durable, plus résilient et plus inclusif, en particulier pour les petits producteurs.
Le choix du 1er octobre n'est pas anodin : cette date marque traditionnellement l'ouverture de la campagne caféière et, dans beaucoup de régions productrices, le démarrage des récoltes.
Après l'approbation des membres de la FAO, l'Assemblée générale des Nations Unies a officiellement institué cette journée le 10 mars 2026, par sa résolution A/RES/80/248.
Chaque année, cette date doit permettre de mieux informer le public, de partager les savoirs et de resserrer la coopération entre tous les maillons de la filière : producteurs, États, communautés, société civile, universités, organisations internationales et entreprises privées.
Le café en chiffres
- Des millions de familles. Jusqu'à 25 millions de producteurs, avec leurs proches, vivent du café.
- Une agriculture de petite échelle. Jusqu'à 80 % des plantations dans le monde seraient de petites exploitations.
- Deux variétés dominantes. L'arabica et le robusta se partagent la production et le commerce mondiaux ; l'arabica pèse environ 60 % de la production.
- Une production record. En 2024, plus de 11 millions de tonnes de café ont été produites dans le monde.
- Un poids économique considérable. Toujours en 2024, la production mondiale était évaluée à environ 25 milliards de dollars, et les échanges internationaux dépassaient 34 milliards.